Panneaux solaires thermiques à Évian-les-Bains : fonctionnement, avantages et rentabilité
Les panneaux solaires thermiques restent encore moins connus que les panneaux photovoltaïques.
Ils sont pourtant particulièrement intéressants pour les logements qui souhaitent réduire leur consommation d’énergie liée à la production d’eau chaude et, dans certains cas, au chauffage.
À Évian-les-Bains, dans le Chablais et plus largement en Haute-Savoie, le solaire thermique peut sembler moins évident en raison du climat montagnard, des périodes froides et de la présence régulière de nuages.
Pourtant, un système correctement dimensionné peut produire de la chaleur pendant une grande partie de l’année, y compris lorsque la température extérieure est basse.
Contrairement à une idée reçue, les capteurs solaires n’ont pas besoin d’une forte chaleur extérieure pour fonctionner. Ils ont principalement besoin d’un rayonnement solaire suffisant.
Une installation solaire thermique peut notamment servir à :
produire l’eau chaude sanitaire ;
compléter une chaudière ;
compléter une pompe à chaleur ;
alimenter partiellement un plancher chauffant ;
réduire la consommation de gaz, d’électricité ou de granulés.
Ses performances dépendent toutefois de nombreux paramètres :
l’orientation des capteurs ;
leur inclinaison ;
les ombrages ;
la surface installée ;
le volume du ballon ;
les besoins du foyer ;
le système d’appoint ;
la qualité de la régulation.
Sanitherm, plombier-chauffagiste à Évian-les-Bains, vous explique comment fonctionne le solaire thermique, dans quels logements il peut être intéressant et quelles erreurs éviter avant l’installation.
À retenir en 30 secondes
Les panneaux solaires thermiques :
produisent de la chaleur et non de l’électricité ;
peuvent couvrir une partie importante des besoins en eau chaude ;
fonctionnent également dans les régions froides ;
nécessitent un ballon de stockage ;
doivent être associés à un système d’appoint ;
peuvent compléter une chaudière ou une pompe à chaleur ;
demandent une étude précise avant leur installation ;
peuvent fonctionner pendant vingt ans ou davantage avec un bon entretien.
Le solaire thermique est particulièrement pertinent lorsque le logement est occupé toute l’année, que les besoins en eau chaude sont réguliers et que la toiture bénéficie d’une exposition favorable.
Qu’est-ce qu’un panneau solaire thermique ?
Un panneau solaire thermique est un capteur conçu pour récupérer la chaleur issue du rayonnement solaire.
Cette chaleur est ensuite transmise à un fluide qui circule dans l’installation.
Le fluide transporte l’énergie jusqu’à un ballon de stockage afin de chauffer l’eau utilisée dans le logement.
Selon le type d’installation, cette énergie peut servir :
uniquement à l’eau chaude sanitaire ;
à l’eau chaude et au chauffage ;
au chauffage d’une piscine ;
à compléter un autre équipement de production de chaleur.
Le solaire thermique ne doit donc pas être confondu avec le solaire photovoltaïque.
Quelle différence entre solaire thermique et photovoltaïque ?
La confusion entre ces deux technologies est fréquente.
Elles utilisent toutes les deux l’énergie du soleil, mais leur fonctionnement et leur objectif sont très différents.
Le panneau solaire thermique produit de la chaleur
Le panneau thermique capte le rayonnement solaire pour chauffer un fluide.
Cette chaleur est ensuite utilisée pour :
l’eau chaude sanitaire ;
le chauffage ;
une piscine selon la configuration.
Il ne produit pas directement d’électricité.
Le panneau photovoltaïque produit de l’électricité
Le panneau photovoltaïque transforme la lumière du soleil en courant électrique.
Cette électricité peut être :
consommée dans le logement ;
stockée dans une batterie ;
injectée sur le réseau ;
revendue selon le contrat choisi.
Elle peut ensuite alimenter différents appareils, mais le panneau ne chauffe pas directement l’eau.
Peut-on combiner solaire thermique et photovoltaïque ?
Oui.
Les deux systèmes peuvent être complémentaires.
Le solaire thermique réduit l’énergie nécessaire pour chauffer l’eau, tandis que le photovoltaïque produit de l’électricité pour les appareils du logement.
Il existe également des panneaux hybrides, mais leur pertinence dépend fortement de la toiture, du budget et des besoins.
Comment fonctionnent les panneaux solaires thermiques ?
Le fonctionnement d’une installation solaire thermique repose sur plusieurs étapes.
1. Les capteurs absorbent le rayonnement solaire
Les capteurs sont généralement installés :
sur une toiture ;
sur une terrasse ;
sur une structure au sol ;
parfois en façade.
Ils contiennent un absorbeur qui récupère l’énergie solaire et la transforme en chaleur.
2. Le fluide caloporteur se réchauffe
Un fluide circule dans les canalisations intégrées aux panneaux.
Il s’agit généralement d’un mélange d’eau et d’antigel permettant de résister aux basses températures.
Ce point est particulièrement important pour une installation solaire thermique en Haute-Savoie, où le gel doit être anticipé.
3. La chaleur est transportée jusqu’au ballon
Le fluide chaud quitte les capteurs et circule jusqu’à un échangeur situé dans le ballon solaire.
Il transmet alors sa chaleur à l’eau stockée sans se mélanger directement avec elle.
4. Le fluide refroidi repart vers les capteurs
Après avoir transmis sa chaleur, le fluide retourne vers les panneaux pour recommencer le cycle.
Une pompe de circulation, également appelée circulateur, permet généralement d’assurer ce mouvement.
5. Un appoint complète la production
Lorsque le rayonnement solaire est insuffisant, une autre source d’énergie prend le relais.
L’appoint peut être assuré par :
une chaudière gaz ;
une chaudière à granulés ;
une pompe à chaleur air/eau ;
une résistance électrique ;
un autre générateur de chaleur.
Le fonctionnement est automatique lorsque l’installation est correctement régulée.
Quels sont les principaux composants d’une installation solaire thermique ?
Une installation complète ne se limite pas aux panneaux visibles sur le toit.
Elle comprend généralement plusieurs équipements.
Les capteurs solaires
Ils récupèrent la chaleur du soleil.
Leur surface dépend :
du nombre d’occupants ;
des besoins en eau chaude ;
de la région ;
de l’orientation ;
du type de système.
Le ballon solaire
Il stocke l’eau chauffée grâce aux capteurs.
Son volume doit être correctement dimensionné.
Un ballon trop petit peut limiter l’utilisation de l’énergie solaire disponible.
Un ballon trop grand peut entraîner :
davantage de pertes thermiques ;
un réchauffement plus lent ;
un coût inutilement élevé.
L’échangeur thermique
Il permet au fluide caloporteur de transmettre sa chaleur à l’eau du ballon sans contact direct.
Le circulateur
Il assure la circulation du fluide entre les panneaux et le ballon.
La régulation solaire
Elle compare notamment :
la température des capteurs ;
la température du ballon ;
les besoins du système.
Elle déclenche la circulation lorsque les panneaux sont suffisamment chauds pour apporter de l’énergie.
Le vase d’expansion
Le fluide change de volume lorsqu’il chauffe.
Le vase d’expansion absorbe ces variations et contribue à maintenir une pression adaptée.
Les dispositifs de sécurité
Une installation comporte également :
des soupapes ;
des sondes ;
des manomètres ;
une isolation des canalisations ;
des organes de purge ;
des protections contre la surchauffe.
Quels types de capteurs solaires thermiques existent ?
Tous les capteurs ne sont pas identiques.
Le choix dépend du climat, de la surface disponible, des besoins et du budget.
Les capteurs plans vitrés
Ils sont constitués d’un absorbeur placé sous une surface vitrée.
Ils offrent un bon compromis entre :
performance ;
robustesse ;
coût ;
intégration sur la toiture.
Ils sont fréquemment utilisés pour la production d’eau chaude sanitaire.
Les capteurs à tubes sous vide
Ils sont composés de plusieurs tubes isolés sous vide.
Cette conception limite les pertes de chaleur lorsque la température extérieure est basse.
Ils peuvent être intéressants :
dans une région froide ;
lorsque la surface disponible est limitée ;
lorsque des températures élevées sont recherchées.
Ils sont généralement plus coûteux et peuvent être plus sensibles à certaines contraintes mécaniques.
Les capteurs non vitrés
Ils sont plus simples et souvent moins coûteux.
Ils sont notamment utilisés pour chauffer une piscine.
Leur niveau d’isolation est plus faible, ce qui les rend moins adaptés à la production d’eau chaude pendant les périodes froides.
Quels sont les différents systèmes solaires thermiques ?
Le solaire thermique peut répondre à plusieurs types de besoins.
Le chauffe-eau solaire individuel
Le chauffe-eau solaire individuel, souvent appelé CESI, sert principalement à produire l’eau chaude sanitaire.
Il comprend :
des capteurs solaires ;
un ballon ;
un circuit hydraulique ;
un système d’appoint.
Il peut alimenter :
les douches ;
les lavabos ;
les éviers ;
les autres usages sanitaires.
Il s’agit généralement de la solution solaire thermique la plus simple pour une maison individuelle.
Le système solaire combiné
Le système solaire combiné utilise le solaire pour produire l’eau chaude et contribuer au chauffage du logement.
La chaleur peut alimenter :
un plancher chauffant ;
des radiateurs basse température ;
un ballon tampon ;
un réseau hydraulique adapté.
Le système est plus complexe qu’un simple chauffe-eau solaire.
Il nécessite généralement :
davantage de capteurs ;
un stockage plus important ;
une régulation plus avancée ;
une étude thermique précise.
Le chauffage solaire d’une piscine
Des capteurs peuvent également réchauffer l’eau d’une piscine.
Les besoins étant principalement concentrés pendant les périodes ensoleillées, des capteurs plus simples peuvent parfois être utilisés.
Quelle part des besoins peut couvrir le solaire thermique ?
La couverture solaire dépend :
du nombre de panneaux ;
du volume du ballon ;
de l’exposition ;
de la météo ;
de la consommation ;
de la qualité de l’installation.
Pour l’eau chaude sanitaire, une installation correctement conçue peut généralement couvrir une part importante des besoins annuels.
Le solaire peut parfois produire presque toute l’eau chaude pendant les périodes les plus ensoleillées.
En hiver, l’appoint est davantage sollicité.
L’objectif n’est généralement pas de rechercher une autonomie totale.
Une installation surdimensionnée pour couvrir tous les besoins hivernaux risquerait de produire trop de chaleur pendant l’été.
Peut-on réellement couvrir 50 à 70 % des besoins en eau chaude ?
Une couverture annuelle de cet ordre peut être envisageable dans une installation bien dimensionnée.
Elle dépend toutefois du projet réel.
Un foyer qui consomme beaucoup d’eau chaude de manière régulière valorise mieux la production solaire qu’un logement souvent inoccupé.
Les performances dépendent notamment :
du nombre d’occupants ;
du volume d’eau utilisé ;
de l’orientation des panneaux ;
des ombrages ;
de la température de stockage ;
de l’état de l’installation.
Ce pourcentage doit donc rester une estimation à confirmer lors de l’étude.
Le solaire peut-il chauffer toute une maison ?
Le solaire thermique peut participer au chauffage, mais il assure rarement seul la totalité des besoins annuels d’une maison située en Haute-Savoie.
Les besoins sont les plus élevés en hiver, précisément lorsque les journées sont plus courtes et le soleil moins disponible.
Un système solaire combiné doit donc rester associé à un appoint.
Le solaire peut cependant réduire la durée de fonctionnement :
de la chaudière ;
de la pompe à chaleur ;
de la résistance électrique ;
du système principal.
Il peut être particulièrement efficace pendant :
l’automne ;
le printemps ;
les journées hivernales ensoleillées.
Le solaire thermique fonctionne-t-il en Haute-Savoie ?
Oui.
Le solaire thermique ne fonctionne pas uniquement dans les régions chaudes du sud de la France.
Il peut produire de l’énergie dans une région froide dès lors que les capteurs reçoivent du rayonnement solaire.
Les températures basses ne sont pas nécessairement défavorables.
Un capteur exposé au soleil peut atteindre une température importante même lorsqu’il fait froid dehors.
Les performances dépendent davantage :
de l’ensoleillement ;
des ombrages ;
de l’exposition ;
des pertes thermiques ;
de la qualité des capteurs.
Le froid améliore-t-il les performances ?
Le froid extérieur ne produit pas d’énergie supplémentaire.
Cependant, un panneau bien exposé peut fonctionner efficacement lorsque l’air est froid et que le ciel est dégagé.
Certaines technologies, notamment les capteurs bien isolés, limitent les pertes de chaleur vers l’extérieur.
En revanche, une forte différence entre la température du capteur et celle de l’air augmente généralement les pertes thermiques.
La performance dépend donc de l’équilibre entre :
l’énergie solaire reçue ;
la chaleur transmise au fluide ;
les pertes vers l’environnement.
La neige empêche-t-elle le fonctionnement ?
Une couche de neige recouvrant entièrement les panneaux bloque temporairement le rayonnement solaire.
La production peut alors fortement diminuer ou s’arrêter.
Cependant :
la neige peut glisser si l’inclinaison est suffisante ;
les panneaux peuvent se réchauffer au soleil ;
la neige autour du bâtiment peut réfléchir une partie de la lumière.
Il ne faut pas nettoyer les capteurs avec des outils susceptibles d’endommager leur surface.
L’inclinaison doit être étudiée selon :
les contraintes de la toiture ;
la production recherchée ;
le risque de neige ;
l’intégration architecturale.
Pourquoi la proximité du Léman doit-elle être prise en compte ?
À Évian-les-Bains, la proximité du lac peut influencer les conditions locales :
humidité ;
brumes ;
variations de température ;
exposition aux vents ;
risques de condensation.
Ces éléments ne rendent pas le solaire thermique inadapté.
Ils doivent simplement être intégrés à l’étude, notamment pour :
le choix des matériaux ;
les fixations ;
l’isolation des conduites ;
la protection contre la corrosion ;
l’emplacement des capteurs.
Quelle orientation choisir pour les panneaux thermiques ?
Une orientation au sud est généralement considérée comme favorable.
Cependant, une installation orientée au sud-est ou au sud-ouest peut également offrir de bonnes performances.
L’orientation idéale dépend :
des horaires de consommation ;
des ombrages ;
de la pente ;
de la configuration du toit ;
de l’objectif du projet.
Une orientation légèrement décalée ne rend pas automatiquement le projet impossible.
Une étude permet d’estimer la perte réelle de production.
Quelle inclinaison faut-il prévoir ?
L’inclinaison influence la période pendant laquelle les capteurs produisent le plus.
Une inclinaison relativement modérée favorise souvent la production estivale.
Une inclinaison plus importante peut davantage favoriser les périodes où le soleil est bas, notamment l’hiver.
Pour un système dédié à l’eau chaude sanitaire, le compromis n’est pas forcément le même que pour un système solaire combiné.
Il faut également tenir compte :
de la pente existante ;
du vent ;
de la neige ;
de l’intégration esthétique ;
des règles d’urbanisme.
Quels ombrages peuvent réduire la production ?
Les panneaux doivent être installés dans une zone aussi dégagée que possible.
Les ombres peuvent provenir :
d’un arbre ;
d’un bâtiment voisin ;
d’une cheminée ;
d’un relief ;
d’une montagne ;
d’un élément de toiture.
À Évian-les-Bains et dans certaines communes du Chablais, le relief peut modifier la durée d’ensoleillement selon la saison.
Une analyse annuelle est donc plus pertinente qu’une simple observation réalisée en milieu de journée pendant l’été.
Le solaire thermique est-il intéressant sur une toiture est-ouest ?
Une toiture est-ouest est moins favorable qu’une orientation plein sud, mais le projet peut parfois rester pertinent.
Il est possible d’étudier :
une répartition sur deux pans ;
une orientation privilégiée selon les consommations ;
une pose sur une structure distincte ;
une surface adaptée pour compenser une exposition moins favorable.
La faisabilité doit être évaluée au cas par cas.
Quels sont les principaux avantages du solaire thermique ?
Une réduction des besoins en énergie achetée
Chaque quantité de chaleur produite par le soleil réduit l’énergie que doit fournir l’appoint.
Le solaire peut donc diminuer la consommation :
de gaz ;
d’électricité ;
de fioul ;
de granulés.
L’économie est particulièrement intéressante pour l’eau chaude, qui représente un besoin présent toute l’année.
Une énergie disponible localement
Le soleil est une ressource renouvelable disponible directement sur le bâtiment.
Son utilisation réduit la dépendance aux variations du prix des énergies.
Une technologie relativement simple
Le fonctionnement repose principalement sur :
des capteurs ;
un circuit ;
un ballon ;
un circulateur ;
une régulation.
Une installation bien conçue peut fonctionner pendant de nombreuses années.
Une compatibilité avec plusieurs chauffages
Le solaire thermique peut compléter :
une chaudière gaz à condensation ;
une chaudière à granulés ;
une pompe à chaleur air/eau ;
un chauffage électrique ;
un système hybride.
Il permet ainsi d’améliorer une installation existante sans nécessairement remplacer immédiatement tous les équipements.
Le solaire thermique permet-il vraiment de réduire les factures ?
Oui, mais le montant dépend des besoins et du système remplacé.
Les économies sont plus importantes lorsque :
la consommation d’eau chaude est élevée ;
l’installation est bien exposée ;
le logement est occupé toute l’année ;
l’énergie d’appoint est coûteuse ;
le ballon est correctement dimensionné.
Une petite installation utilisée par un foyer consommant peu d’eau chaude offrira une rentabilité différente de celle d’une grande famille.
Il faut également intégrer :
le coût d’installation ;
l’entretien ;
la durée de vie ;
les aides éventuelles ;
l’évolution du prix des énergies.
Le solaire thermique est-il plus performant que le photovoltaïque pour chauffer l’eau ?
Pour produire directement de la chaleur, le solaire thermique peut offrir un rendement surfacique élevé.
Une grande partie de l’énergie solaire reçue peut être transformée en chaleur utile.
Le photovoltaïque suit un autre chemin :
il produit de l’électricité ;
cette électricité alimente ensuite un chauffe-eau ou une pompe à chaleur.
La meilleure solution dépend :
de la surface disponible ;
des besoins ;
du budget ;
de la consommation électrique ;
de la possibilité d’autoconsommer ;
du système de chauffage existant.
Il ne faut donc pas opposer automatiquement les deux technologies.
Le solaire thermique améliore-t-il le bilan énergétique du logement ?
Il peut réduire la quantité d’énergie conventionnelle nécessaire pour l’eau chaude et le chauffage.
Son effet sur le diagnostic de performance énergétique dépend toutefois :
de la configuration ;
du système d’appoint ;
des besoins ;
de la méthode de calcul ;
de la performance globale du bâtiment.
Le solaire thermique peut être particulièrement intéressant dans le cadre d’une rénovation énergétique globale comprenant également l’isolation et l’amélioration du chauffage.
Combien de temps durent des panneaux solaires thermiques ?
Des capteurs de qualité correctement installés peuvent fonctionner pendant vingt à vingt-cinq ans, parfois davantage.
La durée de vie dépend :
de la qualité des matériaux ;
de l’exposition ;
de la fixation ;
du fluide ;
de la pression ;
de l’entretien ;
de la régulation.
Le ballon et certains composants hydrauliques peuvent avoir une durée de vie différente.
Il faut donc distinguer la durée de vie des capteurs de celle de l’ensemble du système.
Quels composants peuvent s’user avec le temps ?
Les capteurs sont généralement robustes, mais d’autres composants nécessitent une surveillance :
le circulateur ;
les sondes ;
la régulation ;
le vase d’expansion ;
les soupapes ;
le fluide caloporteur ;
le ballon ;
les joints ;
l’isolation des conduites.
Un entretien du solaire thermique permet de repérer les signes d’usure avant qu’ils ne réduisent les performances.
Pour quels logements le solaire thermique est-il pertinent ?
Le solaire thermique est particulièrement intéressant pour :
une maison individuelle ;
un logement occupé toute l’année ;
une famille ayant des besoins réguliers en eau chaude ;
une habitation disposant d’une toiture bien exposée ;
un bâtiment équipé d’un chauffage central à eau ;
un projet combiné avec une chaudière ou une PAC.
Il peut également être pertinent pour :
un immeuble collectif ;
un hôtel ;
une résidence ;
un établissement sportif ;
un camping ;
une activité consommant beaucoup d’eau chaude.
Les grandes familles profitent-elles davantage du solaire thermique ?
Une famille nombreuse consomme généralement davantage d’eau chaude.
Cette consommation régulière permet de mieux valoriser l’énergie produite par les capteurs.
Cependant, il faut correctement dimensionner :
la surface de panneaux ;
le ballon ;
l’appoint ;
les horaires de fonctionnement.
Une installation surdimensionnée reste à éviter, même avec des besoins importants.
Le solaire thermique est-il adapté à une résidence secondaire ?
Il peut l’être, mais son intérêt est souvent plus limité si le logement reste inoccupé pendant de longues périodes.
L’absence de consommation en été peut favoriser les situations de surchauffe.
Une résidence secondaire nécessite donc une stratégie spécifique concernant :
le dimensionnement ;
la gestion des absences ;
la dissipation de la chaleur ;
le réglage de l’installation.
Peut-on ajouter du solaire thermique à une installation existante ?
Oui, dans de nombreux cas.
Le solaire thermique peut être intégré à une installation déjà équipée :
d’une chaudière ;
d’une PAC ;
d’un ballon ;
d’un chauffage central.
Il faut toutefois vérifier :
la compatibilité du ballon ;
la place disponible ;
la régulation ;
le réseau hydraulique ;
les températures ;
la faisabilité des conduites entre le toit et le local technique.
L’ajout d’un échangeur ou le remplacement du ballon peut être nécessaire.
Quels critères vérifier avant de lancer le projet ?
Avant d’installer des panneaux solaires thermiques, il faut étudier :
Les besoins annuels en eau chaude.
Le nombre d’occupants.
Les périodes d’occupation.
Le type de chauffage existant.
La production actuelle d’eau chaude.
L’orientation de la toiture.
Son inclinaison.
Les ombrages.
La place pour le ballon.
La distance entre les panneaux et le ballon.
Le poids supporté par la toiture.
Les règles d’urbanisme.
La solution d’appoint.
Le budget disponible.
Les aides accessibles.
Dans la seconde partie, nous verrons comment dimensionner les capteurs et le ballon, prévenir les surchauffes, comparer les systèmes d’appoint, entretenir l’installation et calculer sa rentabilité. Nous détaillerons également les aides financières, les erreurs à éviter et l’accompagnement proposé par Sanitherm pour l’installation de panneaux solaires thermiques à Évian-les-Bains, dans le Chablais et en Haute-Savoie.
Comment bien dimensionner une installation solaire thermique ?
Le dimensionnement est l’un des points les plus importants d’un projet solaire thermique.
Une installation trop petite produira peu d’économies.
Une installation trop grande peut entraîner :
un investissement inutilement élevé ;
des périodes de surchauffe ;
une usure accélérée du fluide ;
un ballon trop volumineux ;
une mauvaise rentabilité.
Le bon dimensionnement doit rechercher un équilibre entre :
les besoins réels du foyer ;
la surface disponible ;
l’ensoleillement ;
le volume de stockage ;
la puissance de l’appoint ;
les périodes d’occupation.
L’objectif n’est pas de couvrir 100 % des besoins toute l’année.
Il est généralement préférable de viser une couverture solaire réaliste et régulière, tout en conservant un système d’appoint adapté aux périodes moins favorables.
Combien de panneaux solaires thermiques faut-il installer ?
La surface de capteurs dépend principalement :
du nombre d’occupants ;
de la consommation d’eau chaude ;
du type de capteurs ;
de l’orientation ;
de l’inclinaison ;
du climat local ;
du type de système choisi.
Un chauffe-eau solaire individuel nécessite généralement moins de capteurs qu’un système solaire combiné destiné à contribuer au chauffage.
Pour l’eau chaude sanitaire, le nombre de panneaux ne doit pas être calculé uniquement à partir de la surface du logement.
Une maison de 200 m² occupée par deux personnes peut avoir des besoins en eau chaude plus faibles qu’un appartement de 90 m² occupé par cinq personnes.
Quel volume de ballon solaire prévoir ?
Le ballon doit être suffisamment grand pour stocker la chaleur produite pendant les périodes ensoleillées.
Il ne doit toutefois pas être surdimensionné.
Le volume dépend notamment :
du nombre d’occupants ;
de la surface de capteurs ;
des habitudes de consommation ;
du type d’appoint ;
de l’espace disponible.
Un ballon trop petit peut atteindre rapidement sa température maximale. Les panneaux ne peuvent alors plus transmettre correctement leur chaleur, ce qui augmente le risque de surchauffe.
Un ballon trop grand peut :
mettre davantage de temps à chauffer ;
générer plus de pertes ;
occuper inutilement de l’espace ;
augmenter le coût du projet.
Le dimensionnement doit donc être réalisé en même temps que celui des capteurs.
Pourquoi faut-il connaître la consommation réelle d’eau chaude ?
Les calculs basés uniquement sur le nombre d’occupants restent approximatifs.
Deux foyers de quatre personnes peuvent avoir des usages très différents.
La consommation dépend notamment :
de la durée des douches ;
du nombre de bains ;
de la température utilisée ;
de la présence d’enfants ;
du nombre de salles de bains ;
des horaires ;
des absences régulières.
Un foyer très économe peut difficilement rentabiliser une installation importante.
À l’inverse, une famille consommant beaucoup d’eau chaude peut valoriser une plus grande part de la production solaire.
Pourquoi le surdimensionnement est-il une erreur fréquente ?
Il peut sembler logique d’installer davantage de capteurs pour produire plus d’énergie.
Cependant, la production solaire est maximale pendant l’été, lorsque les besoins de chauffage sont faibles.
Si l’installation produit beaucoup plus de chaleur que le logement ne peut en consommer ou en stocker, le système peut entrer en surchauffe.
Cette situation peut provoquer :
une montée importante de la température du fluide ;
une dégradation accélérée du liquide caloporteur ;
une augmentation de la pression ;
une sollicitation des organes de sécurité ;
une baisse de la durée de vie des composants.
Un système bien dimensionné cherche donc à valoriser la production, pas à maximiser la surface installée.
Comment éviter les surchauffes en été ?
Plusieurs solutions peuvent être intégrées dès la conception.
Adapter la surface de capteurs
Le premier moyen consiste à ne pas installer plus de panneaux que nécessaire.
Dimensionner correctement le stockage
Un ballon adapté permet d’absorber une partie de l’énergie produite.
Programmer la régulation
Une régulation bien paramétrée peut limiter certaines phases de circulation lorsque le ballon est déjà chaud.
Prévoir une utilisation estivale
La chaleur excédentaire peut parfois être valorisée pour :
une piscine ;
des besoins sanitaires plus importants ;
certains usages spécifiques.
Choisir une technologie adaptée
Certains systèmes sont conçus pour mieux gérer les périodes de stagnation.
Prévoir un système autovidangeable
Dans certaines installations, le fluide peut redescendre automatiquement hors des panneaux lorsque la circulation s’arrête.
Cette solution limite les risques de gel et de surchauffe, mais elle nécessite une conception très précise.
Qu’est-ce que la stagnation solaire ?
La stagnation se produit lorsque les panneaux reçoivent du soleil alors que la chaleur ne peut plus être transférée vers le ballon.
Cela peut arriver lorsque :
le ballon est déjà à température maximale ;
le circulateur est arrêté ;
il n’y a aucune consommation ;
l’installation est surdimensionnée.
La température dans les capteurs peut alors devenir très élevée.
Le fluide peut se vaporiser temporairement, ce qui fait augmenter la pression.
Une installation correctement conçue doit pouvoir supporter ces phases sans danger, mais des stagnations fréquentes accélèrent le vieillissement du fluide et de certains composants.
Quel système d’appoint choisir ?
Le solaire thermique a presque toujours besoin d’un appoint.
Celui-ci assure la production lorsque :
le ciel est couvert ;
les besoins sont élevés ;
le ballon a été vidé ;
les journées sont courtes ;
l’hiver limite la production solaire.
Le choix dépend de l’installation existante et du projet global.
Associer solaire thermique et chaudière gaz
Le solaire thermique peut compléter une chaudière gaz à condensation.
Les panneaux préchauffent l’eau du ballon.
La chaudière intervient uniquement lorsque la température solaire est insuffisante.
Cette combinaison permet :
de réduire la consommation de gaz ;
de conserver une production d’eau chaude fiable ;
de limiter le fonctionnement de la chaudière en été ;
de maintenir un appoint puissant en hiver.
L’intégration hydraulique et la régulation doivent être correctement conçues afin d’éviter que la chaudière chauffe inutilement le ballon lorsque le soleil peut encore apporter de l’énergie.
Associer solaire thermique et pompe à chaleur
Le solaire thermique peut également compléter une pompe à chaleur air/eau.
Le solaire peut participer :
à la production d’eau chaude ;
au préchauffage du ballon ;
au chauffage selon le système.
Cette combinaison peut réduire le nombre d’heures de fonctionnement de la PAC.
Elle doit toutefois être étudiée avec attention, car les deux technologies demandent déjà un investissement important.
Il faut vérifier si l’économie supplémentaire justifie :
la complexité hydraulique ;
le coût du ballon ;
la régulation ;
l’entretien de deux systèmes.
Dans certains projets, des panneaux photovoltaïques associés à une PAC peuvent être plus simples. Dans d’autres, le solaire thermique reste plus performant pour produire directement de la chaleur.
Associer solaire thermique et chaudière à granulés
Une chaudière à granulés peut servir d’appoint au solaire thermique.
Cette combinaison est particulièrement intéressante pour éviter d’allumer la chaudière pendant l’été uniquement pour produire de l’eau chaude.
Le solaire peut alors couvrir une grande partie des besoins sanitaires pendant les périodes favorables.
La chaudière intervient en hiver ou lorsque le ballon solaire n’est pas suffisamment chaud.
Cette configuration permet :
de réduire la consommation de granulés ;
de limiter les allumages estivaux ;
de diminuer l’usure de la chaudière ;
d’améliorer l’utilisation d’une énergie renouvelable.
Associer solaire thermique et résistance électrique
Une résistance électrique est une solution d’appoint simple.
Elle peut être intégrée directement au ballon.
Ses avantages sont :
simplicité ;
faible encombrement ;
installation relativement accessible ;
fonctionnement automatique.
En revanche, elle peut entraîner une consommation électrique importante lorsque le solaire produit peu.
Elle est souvent plus cohérente lorsque les besoins d’appoint restent limités ou lorsqu’un autre système de chauffage n’est pas facilement raccordable.
Solaire thermique ou chauffe-eau thermodynamique ?
Le chauffe-eau thermodynamique utilise une petite pompe à chaleur pour produire l’eau chaude sanitaire.
Il consomme de l’électricité mais récupère également des calories dans l’air.
Le solaire thermique utilise directement le rayonnement solaire.
Avantages du solaire thermique
très faible consommation électrique ;
forte part d’énergie renouvelable ;
bonne production estivale ;
longue durée de vie des capteurs ;
absence de groupe extérieur bruyant selon la configuration.
Avantages du chauffe-eau thermodynamique
installation souvent plus simple ;
absence de panneaux sur le toit ;
production possible de jour comme de nuit ;
dépendance moins directe à l’ensoleillement ;
investissement généralement plus faible.
Le choix dépend :
de la toiture ;
de la place disponible ;
du climat ;
du nombre d’occupants ;
du budget ;
des contraintes architecturales.
Solaire thermique ou panneaux photovoltaïques pour l’eau chaude ?
Les deux solutions peuvent contribuer à produire de l’eau chaude, mais leur logique est différente.
Avec le solaire thermique
Le rayonnement est transformé directement en chaleur.
Le rendement par mètre carré peut être élevé lorsque la chaleur produite est immédiatement utile.
Avec le photovoltaïque
Les panneaux produisent de l’électricité.
Cette électricité peut alimenter :
un ballon électrique ;
un chauffe-eau thermodynamique ;
une pompe à chaleur ;
les autres équipements du logement.
Le photovoltaïque offre davantage de flexibilité, car l’électricité peut servir à plusieurs usages.
Le solaire thermique peut être plus efficace lorsque les besoins en eau chaude sont élevés et réguliers.
La comparaison doit prendre en compte :
la surface de toiture ;
le profil de consommation ;
la possibilité d’autoconsommation ;
le prix de l’installation ;
la simplicité recherchée ;
les objectifs du propriétaire.
Quel entretien prévoir pour des panneaux solaires thermiques ?
Une installation solaire thermique est généralement fiable, mais elle ne doit pas être laissée sans contrôle pendant de nombreuses années.
L’entretien peut comprendre :
le contrôle de la pression ;
la vérification du fluide caloporteur ;
le contrôle du vase d’expansion ;
l’inspection des soupapes ;
la vérification du circulateur ;
le contrôle des sondes ;
l’analyse de la régulation ;
l’inspection du ballon ;
la vérification de l’isolation des conduites ;
le contrôle visuel des capteurs.
Un entretien de panneaux solaires thermiques permet de maintenir de bonnes performances et d’éviter qu’un défaut discret ne détériore progressivement l’installation.
À quelle fréquence faut-il entretenir le système ?
Une vérification régulière est recommandée.
La fréquence dépend :
de l’installation ;
du fabricant ;
du type de fluide ;
des conditions d’utilisation ;
de l’âge du système.
Un contrôle approfondi tous les deux à trois ans peut être pertinent dans de nombreux cas, complété par une surveillance régulière de la pression et des températures.
Les recommandations du fabricant et de l’installateur doivent toujours être respectées.
Faut-il nettoyer les panneaux ?
La pluie élimine généralement une grande partie des poussières.
Un nettoyage manuel n’est pas systématiquement nécessaire.
Il peut toutefois être utile en présence :
de salissures importantes ;
de pollen ;
de feuilles ;
de dépôts ;
de fientes ;
de pollution locale.
Le nettoyage doit être réalisé avec précaution, sans produit abrasif ni outil susceptible de rayer le vitrage.
Sur une toiture difficile d’accès, il est préférable de ne pas intervenir soi-même.
Pourquoi faut-il contrôler le fluide caloporteur ?
Le fluide solaire doit résister :
au gel ;
aux températures élevées ;
aux cycles répétés ;
à la corrosion.
Avec le temps, il peut se dégrader, notamment après des phases fréquentes de surchauffe.
Un fluide usé peut :
perdre ses propriétés antigel ;
devenir acide ;
favoriser la corrosion ;
moins bien transporter la chaleur ;
former des dépôts.
Le contrôle permet d’évaluer :
sa concentration ;
son état ;
son niveau de protection ;
la nécessité de le remplacer.
Comment repérer une perte de performance ?
Plusieurs signes peuvent indiquer un problème :
l’appoint fonctionne beaucoup plus qu’avant ;
le ballon chauffe moins pendant les journées ensoleillées ;
la pression du circuit varie fortement ;
le circulateur ne démarre pas ;
une erreur apparaît sur la régulation ;
les capteurs sont chauds mais le ballon reste froid ;
le système émet des bruits inhabituels ;
des traces de fuite apparaissent.
Une baisse de performance peut avoir plusieurs causes :
défaut de sonde ;
circulateur bloqué ;
présence d’air ;
fluide dégradé ;
pression insuffisante ;
échangeur encrassé ;
mauvaise régulation.
Le ballon solaire demande-t-il un entretien particulier ?
Oui.
Le ballon doit être surveillé comme tout équipement de production d’eau chaude.
Selon sa conception, l’entretien peut inclure :
la vérification de l’anode ;
le contrôle du tartre ;
l’inspection des raccordements ;
la vérification de l’isolation ;
le contrôle des échangeurs ;
l’examen des dispositifs de sécurité.
À Évian-les-Bains, la qualité de l’eau et le calcaire peuvent influencer l’entretien de la partie sanitaire du ballon.
Quelle durée de vie attendre de l’installation ?
Les capteurs peuvent fonctionner pendant vingt à vingt-cinq ans, parfois davantage.
D’autres composants ont une durée de vie plus courte :
circulateur ;
sondes ;
vase d’expansion ;
régulation ;
ballon ;
fluide caloporteur.
Il est donc normal que certaines pièces soient remplacées au cours de la vie du système.
Une maintenance régulière permet de prolonger l’ensemble de l’installation et d’éviter le remplacement prématuré des capteurs.
Le solaire thermique est-il rentable ?
La rentabilité dépend de plusieurs paramètres.
Il faut comparer :
le coût total installé ;
les aides ;
l’énergie économisée ;
le prix de l’énergie remplacée ;
la consommation d’eau chaude ;
la durée de vie ;
l’entretien ;
le coût des éventuels remplacements de composants.
Le solaire thermique est souvent plus intéressant lorsque :
les besoins en eau chaude sont élevés ;
le logement est occupé toute l’année ;
la toiture est bien exposée ;
l’appoint utilise une énergie coûteuse ;
l’installation est conservée longtemps ;
les aides réduisent le reste à charge.
En combien de temps l’installation peut-elle être amortie ?
Il n’existe pas de durée unique.
L’amortissement dépend notamment :
du prix initial ;
de la consommation évitée ;
du tarif du gaz, de l’électricité ou des granulés ;
de l’évolution des prix ;
des aides obtenues ;
du niveau d’ensoleillement ;
de la qualité du dimensionnement.
Une installation techniquement performante n’est pas nécessairement amortie rapidement si la consommation d’eau chaude est faible.
À l’inverse, un bâtiment consommant beaucoup d’eau chaude peut obtenir une rentabilité plus favorable.
La durée doit être calculée à partir du projet réel et non d’une promesse générale.
Comment calculer les économies possibles ?
Une estimation peut être réalisée à partir de :
La consommation annuelle d’eau chaude.
L’énergie actuellement utilisée.
Le rendement de l’équipement d’appoint.
La part solaire estimée.
Le prix de l’énergie.
Les pertes du ballon.
Les coûts d’entretien.
Par exemple, si le solaire couvre une part importante de l’eau chaude, il faut estimer combien de kilowattheures la chaudière ou la résistance n’aura plus à produire.
Ce calcul doit ensuite être comparé au coût net de l’installation.
Le solaire thermique augmente-t-il la valeur du logement ?
Il peut améliorer l’attractivité du bien en réduisant une partie des besoins énergétiques.
Son effet dépend toutefois :
de l’âge de l’installation ;
de son état ;
de la qualité de la pose ;
des factures disponibles ;
de l’entretien ;
du système d’appoint ;
de la performance globale du logement.
Une installation récente, bien entretenue et documentée sera généralement mieux perçue qu’un ancien système sans historique de maintenance.
Quelles aides financières peuvent être disponibles ?
Selon le projet et la situation du foyer, plusieurs aides peuvent être mobilisables pour un chauffe-eau solaire individuel ou un système solaire combiné.
Il peut notamment s’agir :
de MaPrimeRénov’ ;
des certificats d’économies d’énergie ;
de l’éco-prêt à taux zéro ;
d’une TVA réduite ;
d’aides locales ;
de dispositifs liés à une rénovation globale.
Les montants et les conditions évoluent régulièrement.
Ils dépendent notamment :
des revenus ;
de l’ancienneté du logement ;
du type de système ;
des performances ;
de l’entreprise choisie ;
de la nature des travaux.
Les conditions doivent être vérifiées au moment du projet.
Pourquoi faut-il vérifier les aides avant de signer ?
Certaines démarches doivent être réalisées avant :
la signature définitive du devis ;
le versement d’un acompte ;
le début du chantier.
Une mauvaise chronologie peut entraîner la perte d’une aide.
Il est recommandé de :
Définir le projet technique.
Vérifier l’éligibilité.
Constituer les dossiers.
Attendre les confirmations nécessaires.
Signer et planifier les travaux.
Les aides ne doivent toutefois pas conduire à surdimensionner l’installation ou à choisir une solution mal adaptée.
Quelles autorisations peuvent être nécessaires ?
L’installation de panneaux modifie généralement l’aspect extérieur du bâtiment.
Selon le projet, il peut être nécessaire de vérifier :
les règles du plan local d’urbanisme ;
les formalités en mairie ;
les contraintes patrimoniales ;
les règles de copropriété ;
les exigences liées aux bâtiments protégés ;
les règles concernant l’intégration en toiture.
En copropriété, l’accord de l’assemblée générale peut être nécessaire.
Les démarches doivent être anticipées avant la commande du matériel.
La toiture doit-elle être renforcée ?
Les capteurs et leur structure ajoutent une charge sur le toit.
La faisabilité dépend :
de la charpente ;
du type de couverture ;
de la surface ;
de la méthode de fixation ;
du poids de la neige ;
de l’exposition au vent.
En Haute-Savoie, les charges liées à la neige doivent être intégrées à l’étude.
Une toiture ancienne ou fragile peut nécessiter un contrôle préalable.
Quelle différence entre pose en surimposition et intégration ?
La pose en surimposition
Les capteurs sont fixés au-dessus de la couverture.
Cette méthode présente souvent plusieurs avantages :
meilleure ventilation ;
intervention plus simple ;
risque d’étanchéité généralement mieux maîtrisé ;
maintenance facilitée.
L’intégration à la toiture
Les capteurs remplacent une partie de la couverture.
Cette solution peut offrir une intégration esthétique plus discrète, mais demande une grande maîtrise de l’étanchéité.
Le choix dépend :
de la toiture ;
du projet architectural ;
du budget ;
des contraintes locales.
Les erreurs les plus fréquentes à éviter
Confondre thermique et photovoltaïque
Le solaire thermique produit de la chaleur. Il ne permet pas directement d’alimenter les appareils électriques du logement.
Installer sans analyser les consommations
Une installation basée uniquement sur le nombre de chambres ou la surface du logement risque d’être mal dimensionnée.
Surdimensionner les capteurs
Une trop grande surface augmente le risque de surchauffe et dégrade la rentabilité.
Choisir un ballon trop petit
Le ballon ne pourra pas stocker toute la chaleur disponible.
Choisir un ballon trop grand
Le stockage entraînera davantage de pertes et un coût inutile.
Négliger les ombrages hivernaux
Un toit ensoleillé en été peut être fortement ombragé en hiver par le relief ou les bâtiments.
Oublier la distance entre les panneaux et le ballon
Des conduites trop longues augmentent les pertes et le coût d’installation.
Sous-estimer les contraintes de gel
Le fluide, les canalisations et la conception doivent être adaptés au climat local.
Négliger la surchauffe estivale
La production peut être importante lorsque les besoins sont faibles.
Oublier l’entretien
Une installation fiable nécessite malgré tout des contrôles périodiques.
Choisir uniquement selon les aides
La pertinence technique et économique doit être vérifiée avant de considérer les primes.
Tableau récapitulatif : solaire thermique, avantages et limites
Critère | Avantages | Points de vigilance |
|---|---|---|
Production d’eau chaude | Forte contribution annuelle possible | Appoint indispensable |
Chauffage | Réduction partielle des besoins | Production plus faible en hiver |
Climat de Haute-Savoie | Fonctionne par temps froid et ensoleillé | Gel, neige et relief à anticiper |
Coût d’usage | Énergie solaire gratuite | Investissement initial |
Durée de vie | Capteurs durables | Certains composants s’usent plus vite |
Entretien | Relativement limité | Fluide et pression à contrôler |
Impact environnemental | Énergie renouvelable locale | Fabrication et appoint à prendre en compte |
Compatibilité | Chaudière, PAC, granulés | Régulation hydraulique plus complexe |
Toiture | Bonne valorisation d’une surface exposée | Orientation, ombrage et structure |
Aides | Plusieurs dispositifs possibles | Conditions variables |
Rentabilité | Intéressante avec des besoins réguliers | Plus faible si le logement est peu occupé |
Comment choisir un installateur solaire thermique ?
Le professionnel doit être capable d’étudier l’ensemble du système et pas uniquement la pose des panneaux.
Il doit notamment analyser :
les besoins en eau chaude ;
la toiture ;
les ombrages ;
le ballon ;
le chauffage existant ;
la solution d’appoint ;
la régulation ;
les risques de surchauffe ;
la protection contre le gel ;
l’entretien futur.
Un devis sérieux doit préciser :
le type de capteurs ;
leur surface ;
le volume du ballon ;
le système d’appoint ;
les composants hydrauliques ;
la régulation ;
les protections ;
les travaux de toiture ;
la mise en service ;
les garanties ;
les prestations d’entretien.
Comment Sanitherm accompagne votre projet solaire thermique ?
Sanitherm, plombier-chauffagiste à Évian-les-Bains, accompagne les particuliers et les professionnels dans l’étude, l’installation et l’optimisation de leur système solaire thermique.
L’accompagnement peut comprendre :
l’analyse des besoins en eau chaude ;
l’étude de la toiture ;
l’évaluation de l’orientation et des ombrages ;
le dimensionnement des capteurs ;
le choix du ballon ;
l’intégration avec le chauffage existant ;
l’étude de l’appoint ;
la mise en place de la régulation ;
l’entretien du solaire thermique ;
le contrôle du fluide ;
l’optimisation des réglages ;
l’accompagnement dans les démarches liées aux aides.
Chaque projet est étudié selon :
la composition du foyer ;
la consommation ;
le logement ;
le climat local ;
la toiture ;
le budget ;
les objectifs à long terme.
L’objectif est de proposer une installation équilibrée, durable et réellement adaptée aux besoins.
Zones d’intervention de Sanitherm
Sanitherm accompagne les projets de chauffe-eau solaire, de système solaire combiné, de chauffage et d’eau chaude à :
Publier ;
Lugrin ;
dans tout le Chablais ;
dans l’ensemble de la Haute-Savoie.
Foire aux questions
Quelle est la différence entre solaire thermique et photovoltaïque ?
Le solaire thermique produit de la chaleur. Le photovoltaïque produit de l’électricité.
Le solaire thermique fonctionne-t-il en Haute-Savoie ?
Oui. Il utilise le rayonnement solaire et peut fonctionner efficacement par temps froid lorsque le ciel est dégagé.
Les panneaux thermiques fonctionnent-ils quand il neige ?
Ils ne produisent presque plus lorsqu’ils sont entièrement recouverts. La production reprend après le dégagement de la neige.
Peut-on produire toute son eau chaude avec le solaire ?
Cela peut arriver pendant certaines périodes, mais un appoint reste nécessaire sur l’ensemble de l’année.
Quelle part de l’eau chaude peut être couverte ?
Une part importante peut être couverte avec une installation bien dimensionnée. Le résultat dépend du logement et des usages.
Peut-on chauffer toute une maison avec le solaire thermique ?
Rarement en Haute-Savoie. Le solaire contribue au chauffage mais doit être complété par un autre équipement.
Quelle surface de panneaux faut-il ?
Elle dépend du nombre d’occupants, de la consommation, de l’exposition et du type de système.
Quel ballon choisir ?
Le volume doit être adapté à la surface de capteurs et aux besoins du foyer.
Le solaire thermique peut-il être associé à une chaudière gaz ?
Oui. La chaudière prend le relais lorsque la chaleur solaire est insuffisante.
Peut-il être associé à une pompe à chaleur ?
Oui. La pertinence économique doit toutefois être étudiée en raison du coût et de la complexité des deux systèmes.
Peut-il être associé à une chaudière à granulés ?
Oui. Le solaire peut notamment éviter de faire fonctionner la chaudière pendant l’été pour produire l’eau chaude.
Quelle est la durée de vie des panneaux ?
Les capteurs peuvent fonctionner vingt à vingt-cinq ans, parfois davantage.
Quel entretien faut-il prévoir ?
Il faut contrôler le fluide, la pression, le circulateur, les sondes, le vase d’expansion, le ballon et la régulation.
Faut-il nettoyer les panneaux ?
Pas systématiquement. La pluie suffit souvent, sauf en cas de salissures importantes.
À quelle fréquence faut-il contrôler le fluide ?
La fréquence dépend du fabricant et du système. Un contrôle périodique est recommandé afin de vérifier ses propriétés antigel et son état.
Le système peut-il surchauffer ?
Oui, notamment si les capteurs sont surdimensionnés ou si le logement est inoccupé en été.
Comment éviter les surchauffes ?
Il faut adapter la surface, le stockage, la régulation et la gestion de l’énergie excédentaire.
Le solaire thermique est-il rentable ?
Il peut l’être lorsque les besoins en eau chaude sont réguliers, la toiture bien exposée et l’installation correctement dimensionnée.
Est-il adapté à une résidence secondaire ?
Son intérêt est plus limité lorsque le logement est inoccupé en été. La gestion des surchauffes devient essentielle.
Quelles aides peuvent être disponibles ?
MaPrimeRénov’, les CEE, l’éco-prêt à taux zéro, la TVA réduite et certaines aides locales peuvent être mobilisables selon le projet.
Faut-il une autorisation pour poser les panneaux ?
Une formalité d’urbanisme ou un accord de copropriété peut être nécessaire selon le bâtiment et la commune.
Peut-on poser des panneaux sur une toiture est-ouest ?
Cela peut être envisageable, mais la production et la rentabilité doivent être étudiées précisément.
Le relief autour d’Évian peut-il réduire la production ?
Oui. Les montagnes, les arbres et les bâtiments peuvent créer des ombrages saisonniers qui doivent être analysés.
Panneaux solaires thermiques à Évian-les-Bains : une solution pertinente si elle est bien conçue
Le solaire thermique peut réduire durablement la consommation liée à l’eau chaude et compléter efficacement un système de chauffage existant.
Il présente plusieurs atouts :
utilisation d’une énergie renouvelable ;
réduction des besoins en gaz, électricité ou granulés ;
production importante pendant les périodes ensoleillées ;
longue durée de vie des capteurs ;
compatibilité avec plusieurs systèmes d’appoint.
Son intérêt dépend toutefois directement de la qualité du projet.
Une installation mal dimensionnée peut entraîner des surchauffes, des performances décevantes et une rentabilité insuffisante.
Avant de lancer les travaux, il faut donc étudier :
les besoins réels ;
la toiture ;
les ombrages ;
le volume de stockage ;
l’appoint ;
les contraintes climatiques ;
l’entretien ;
les aides disponibles.
Vous souhaitez installer un chauffe-eau solaire individuel, un système solaire combiné ou compléter votre chaudière ou votre pompe à chaleur ?
Sanitherm, plombier-chauffagiste à Évian-les-Bains, accompagne votre projet dans le Chablais, à Thonon-les-Bains, Publier, Amphion-les-Bains, Neuvecelle et dans toute la Haute-Savoie.
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